ALERTE ROUGE POUR NUIT NOIRE
Auteur : D. R. Denocla
L'actualité planétaire annonce année après année, mois
près mois, des crises financières, politico-militaires, environnementales,
énergétiques, climatiques, alimentaires, sanitaires. Ces crises peuvent-elles
être annonciatrices d'un désastre irrémédiable ? Un effondrement des
civilisations terrestres est-il possible ?
Cette notion d'effondrement résulte de
l'interdépendance de plusieurs catastrophes
simultanées ou conjointes, de la rapidité de leur évolution, de
l'amplitude de leur impact et en réaction des aptitudes qu'ont nos
civilisations pour mettre en oeuvre des contre-mesures.
Nos amis Oummains, évoquent dans leur Histoire une
longue période de plus de 2 millénaires d'une « Nuit noire de Ummo ». Cette
époque mystérieuse semble tellement pénible à porter dans le patrimoine
collectif quelle est même exclue de la chronologie de
D541 -ESP - 10/04/87 : A partir de l’an 6000
suit une ère dont le calcul n'est pas pris en compte sur UMMMo. Elle a
duré 11750 années Ummo (ndt: # 2488,5 années terrestres) et s’intitule
AGFUIUU DUUA. C’est
Notre objectif ici, est de réaliser une analyse synthétique sur un périmètre très
global, qui puisse clairement identifier si les civilisations terrestres
risquent de s'effondrer et connaître une « Nuit Noire ».
Un effondrement est donc un désastre irrémédiable
d'origine naturelle ou humaine. L'effondrement d'une civilisation n'implique
pas nécessairement une destruction totale de la population, mais une perte
rapide et complète de la culture.
Suivant les indications des Oummains, dans des
conditions normales, le nombre de civilisations qui parviennent à une évolution
ultime et disparaissent naturellement, sont des exceptions.
D 792-1 - Janvier 1988 : Nous désirons vous préciser que les astres
froids qui atteignent cette étape finale n'atteignent pas 0,002 pour cent. »
Concernant l'éventualité d'une autodestruction totale
de nos civilisations terrestres, nos ami Oummains nous en livrent une
évaluation probabiliste.
NR18 - FR- 20/12/03 : A titre indicatif, en
fonction de paramètres figés au 13 novembre 2002, la probabilité
d'autodestruction n'atteint pas 1/12 avant votre année 2028. Sans vouloir
vous alarmer nous estimons que cette probabilité dépassera 1/2 en 2073 et que
le seuil de 11/12 sera atteint en 2166. Bien que ces échéances soient
régulièrement repoussées depuis 1989 à chaque fois que nous les recalculons,
les événements consécutifs aux attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis
d'Amérique ont introduit au niveau de certains paramètres de notre modèle
prédictif d'importantes fluctuations non encore amorties à ce jour (20/12/03).
Pour ce qui concerne cet article, nous considérerons
le point de vue de l'effondrement généralisé des civilisations terrestres
actuelles, mais pas une disparition totale de l'espèce humaine. Nous
analyserons donc 5 types de catastrophes qui sont les paramètres structurant
d'un effondrement :
l
politique / militaire
l
sanitaire
l
environnementale / climatique
l
Néo-Malthusienne (démographie-économie /
alimentation-ressources)
l
économique / financière
Nous synthétiserons leur état, leur tendance, leur
impact, leur urgence et donc leur gravité.
Nous prendrons en compte les dysfonctionnements
des dispositifs de contre-mesure possibles :
l
les systèmes de régulation
l
les facultés d'adaptation
Tout ceci nous permettant au final
d'obtenir l'évaluation d'une probabilité d'effondrement de nos
civilisations.
Les catastrophes politiques / militaires
Force est de constater que l'humanité a survécu aux
régimes politiques et militaires avec une grande adaptabilité. La catastrophe
du nazisme qui c'est propagée à la terre entière a été neutralisée. Les
cultures durement touchées par le nazisme ont néanmoins survécues. Qu'en
aurait-il été
Les catastrophes sanitaires
Dans la mémoire collective occidentale, le
souvenir des grandes épidémies de peste est attaché au Moyen-Age. Les
conditions sanitaires ont rapidement et énormément progressé en l'espace d'un
seul siècle. Les taux de mortalité infantile, par exemple, ont globalement
fortement diminués partout dans le monde, malgré les incroyables disparités de
situation. C'est bien évidement un
facteur majeur de l'augmentation démographique. Les catastrophes
sanitaires d'origine naturelle sont potentiellement maîtrisables, mais celles
d'origine humaines peuvent se développer à la faveur d'intérêts financiers.
Tant des accidents tels que Séveso, Bophal ou Tchernobyl, que des catastrophes
sanitaires rampantes dues directement ou indirectement aux commercialisations
du tabac, de l'amiante, des gsm, des produits sanguins, des organes, des
produits laitiers générateurs d'ostéporose,
des véhicules, des produits de l'agriculture industrielle cancérogènes,
de l'eau Alzheimerogène, et autres joyeusetés...Malgré tout, là encore, la plupart
des civilisations ont survécues à l'adversité grâce à leur capacité à mettre en
place des contre-mesures adaptées.
Les
catastrophes Malthusiennes
Les catastrophes néo-Malthusiennes se manifestent par
une surrapposition de crises en ciseaux. La capacité en ressources stratégiques
n'est plus suffisante pour satisfaire les demandes opérationnelles. Ces
catastrophes ne sont plus uniquement dues à des augmentations démographies,
mais à des surconsommations à population constante. C'est le cas avec les
rapides et fortes croissances économiques indienne et chinoise qui tendent à absorber
la majorité des ressources stratégiques disponibles (matières premières,
alimentation, énergie). Les zones où les ressources deviennent indisponibles se
trouvent alors dans une situation de crise alimentaire Malthusienne classique.
Environ une cinquantaine d'états sont actuellement concernés par ce qui n'est
pour l'instant qu'une simple crise. Par ailleurs, les états concernés sont
souvent aussi déjà dans des situations de crises économico-financière et
politico-militaires, générant potentiellement aussi une crise sanitaire.
Dans un contexte d'économie mondialisée, sans
régulation sociale, l'origine
économico-financière de ces crises néo-malthusiennes à une propension à se
répandre comme une traînée de poudre.
L'histoire a montré que le seul fait d'une catastrophe Malthusienne
pouvait être le catalyseur de l'effondrement d'une civilisation. La dangerosité
de la situation n'a pas manqué de susciter des mesures d'urgence alimentaire et
une réflexion sur la mise en place de systèmes de régulation financiers, à
défaut d'une régulation sociale.
Les
catastrophes environnementales et climatiques
Les catastrophes naturelles telles qu'une collision
avec un astéroïde n'a actuellement guère de palliatif crédible. Gageons, que
dans une telle situation nous pourrons
évaluer la bienveillance des visiteurs d'outre-espace que certains aimeraient
désigner comme une menace.
Les dommages que l'homme cause à l'environnement ont
été ignorés jusqu'à ce que la
problématique environnementale soit incluse dans une logique économique et
financière. Les paramètres structurants des catastrophes environnementales
d'origine humaine atteignent aujourd'hui des valeurs inquiétantes :
l
une
part très importante des ressources terrestres sont définitivement consommées
ou détruites (minéraux, végétaux, animaux).
l
la
cinétique des systèmes et éco-systèmes est gravement atteinte par la pollution
(l'alimentation, les eaux, les terres, l'air, l'atmosphère).
l
les
modifications climatiques se surrapposent à un contexte environnemental
fragilisé et décuple les effets négatifs.
l
le
dernier facteur de destruction environnementale potentiel résulte de notre
réelle capacité militaire à l'auto-destruction.
Il est évident qu'une catastrophe environnementale
génère immanquablement une catastrophe Malthusienne. Les contre-mesures
actuelles sont-elles à la hauteur du risque ? Manifestement pas, et les
dommages que l'homme cause à l'environnement croissent même encore. Cette
tendance est alarmante !
Les
catastrophes économiques et financières
Au cours des siècles l'occident a vu s'effondrer le
pouvoir religieux au profit du pouvoir féodal, puis ce dernier s'effondrer à
son tour au bénéfice du pouvoir idéologique dont l'effondrement récent, a laissé
place au pouvoir des oligarchies financières. Le système économique et
financier adoubé par le Progrès (technique, social, scientifique, culturel,
etc.) ne disposant pas d'un système de régulation sociale permettant une
redistribution des richesses et du Progrès, ses mécanismes oligarchiques sont alors
concentrationnaires.
Tant que l'évolution économique et financière dispose
de la capacité en ressources stratégiques suffisante, le Progrès suit cette
évolution malgré les crises financières dont la fréquence augmente. Mais, dès
lors qu'il n'est plus possible d'aligner
l'évolution financière avec la capacité en ressources, le système
financier se comporte comme un véritable trou noir, absorbant jusqu'à
l'épuisement total toutes les ressources et sans qu'en ressorte aucun Progrès
significatif. Cela s'illustre par exemple avec les délocalisations. Les apports
financiers sur ces zones disparaissent avec leur éphémère Progrès aussi vite
qu'ils sont arrivés, pour se délocaliser sans fin. C'est communément une
machine à transformer de pauvres ruraux en d'encore plus pauvres urbains. Ceci
est symptomatique d'un système commercial
mondial où l'absence de régulation sociale bloque le Progrès général.
Conclusion
Historiquement, la plupart des systèmes d'autorité qui
ont su remettre en question leur modèle économique, sont des dispositifs
décisionnels où il n'y pas de prévalence
top-bottom ou bottom-up. Autrement dit, il s'agit de systèmes qui prennent en
compte simultanément l'impact et l'urgence stratégique globale et les problématiques opérationnelles du
terrain. Dans les systèmes démocratiques, les décisionnaires sont alors en
concertation forte avec
Il est donc vital de réaliser des évolutions
d'envergure dans la gestion planétaire actuelle, au moins avec un dispositif de
régulation sociale suffisamment efficace pour permettre le Progrès général,
c'est-à-dire une évolution planétaire en adéquation avec ses ressources.
Sinon, il est clair que les oligarques
économico-financier auront le glorieux privilège d'être les derniers à mourir
de faim avant la fin du millénaire.
Schéma
systémique de la cinétique des catastrophes
système
économique et financier sans régulation sociale

Tableau
de synthèse
|
Dommages catastrophiques |
|
impact x urgence = gravité |
|
Dysfonctionnements des contres-mesures |
|
Probabilité d'effondrement |
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|
type de catastrophe |
état |
tendance |
|
impact |
urgence |
gravité |
|
des systèmes de régulation |
des facultées d'adaptation |
|
moyenne pondérée des 5 paramètres |
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environnementale et climatique |
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économique et financière |
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Néo-Malthusienne |
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politique et militaire |
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sanitaire |
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