La CENSURE des dossiers OVNIs et OUMMO

Il n’y a pas de bonne censure. L’honnêteté se suffit à elle même. Le devoir d’informer est d’un intérêt collectif supérieur à toute autre considération individuelle. Il ne s’agit pas de chercher nominativement les coupables de la censure, il ne s’agit pas de vilipender tel ou tel individu, mais plutôt de considérer le mécanisme néfaste et l’organisation qui conduisent à cette censure. Comme le décrirent avec justesse par exemple, Moiseï Ostrogorski ou Robert Michels, il s’agit toujours du résultat de la captation d’un pouvoir par une oligarchie. En matière de censure médiatique, la France compte aujourd’hui 150 à 200 « médiacrates » qui érigent ainsi les standards de l’information politiquement correcte.

Les cercles d’informations travaillant sur le phénomène ovnis, sont donc doublement confrontés à la censure institutionnalisée des « médiacrates » et la censure due à l’inévitable formation d’oligarchies au sein même des groupes. A l’extrême, il est patent que nombre de révolutionnaires sont rapidement devenus des dictateurs pour ces raisons. Aussi, me semble-t-il est nécessaire d’énoncer clairement les principes qui devraient, à mon sens, fonder une déontologie dans nos échanges avec les exo-civilisations. Quels que soient les documents ou autres supports d’informations, qui ne peuvent être diffusées qu’à titre individuel compte tenu de la non reconnaissance des exo-civilisations par les Etats terrestres, ces documents font nécessairement partie du patrimoine de l’humanité. Qui peut donc s’en arroger un droit de censure ? Fusse même le ou les destinataires ? Nos amis d’outre-espace ne nous demandent pas l’autorisation pour faire des Crops Circle ou nous adresser des documents relatifs à leur culture. S’ils choisissent d’agir ainsi c’est *nécessairement* en connaissance de cause : l’information diffusée est nécessairement diffusable ! Les incitations de nos visiteurs « ne pas les croire » ou « ne pas diffuser les documents » sont de simples moyens rhétoriques pour tester notre esprit critique et protéger psychologiquement les destinataires. Ils nous invitent sans cesse à exercer un esprit critique : chassez le sempiternel dogmatisme qui sommeille immanquablement en chacun d’entre nous ! Quel manque d’esprit critique que de se plier servilement, béatement, à la simple lecture d’une pseudo-consigne qui ne peut avoir de sens que si elle est comprise comme un « test de maturité de notre esprit critique ». En effet, l’une des idées récurrente des censeurs ou des auto-censeurs est qu’il « ne faut pas en parler parce que les gens n’ont pas la capacité de comprendre ». C’est manifestement prendre ses concitoyens pour des demeurés, ceci me rappelle Voltaire qui était contre le droit de vote du peuple pour les mêmes raisons…il prônait un « despotisme éclairé » dont il me semble que nous avons abondamment eu les despotes, mais que nous attendons encore les lumières…

D’une manière plus générale, mon sentiment est que la politique de l’ultrasecret instituée par le président Harry S. Truman et le directeur à vie du FBI John Edgar Hoover, a priori selon les conseils du premier directeur de MJ-12, le Prof. Vannevar Bush et de certains généraux et leaders religieux au moment de l’accident de Roswell. C’était une décision d’urgence prise dans une dynamique de guerre froide. Cette décision résultait peut-être aussi d’un louable sens des responsabilités et du devoir de protéger ses concitoyens d’une éventuelle panique? Dans ce cas, ce bon sentiment aurait pu donner lieu à la mise en place d’une politique d’information progressive et pédagogique, car finalement le caractère pacifique ou neutre des ETs était un argument simple et rassurant, vite établi. Mais, il est difficile de se justifier après coups… D’autant que rapidement se pose la question de la crédibilité d’un état qui ne serait pas en mesure de garantir son intégrité territoriale. Notons que le très puissant Secrétaire de la Défense James V. Forrestal en opposition sur plusieurs points de la politique militaire de Truman fut purement et simplement éliminé par ‘suicide’.
Comme finalement, ces ETs sont plutôt, non interventionnistes, mais aussi certainement intouchables, contre lesquels aucune action militaire sérieuse ne sauraient être envisagée, alors l’on a plus qu’à tenter de cacher le pot-aux-roses aussi longtemps que possible ! Mais des éléments à notre disposition, semble montrer que les enjeux politiques sont bien plus importants que cela. Comment justifier l’actuel ordre économique et politique général, quand dans un document référencé D1378 du 30 janvier 1988, des observateurs extra-terrestres le qualifie d’ »ordre » social structuré de manière délirante ?
Ni communistes, ni capitalistes, nos visiteurs se cantonnent à constater ce que nous pouvons constater depuis des siècles : partout sur la planète, dans tous les états, sous tous les régimes, fussent-ils démocratiques, le pouvoir et les richesses fini toujours par se concentrer aux mains de minorités au détriment inéluctable de l’intérêt général et de la collectivité planétaire. Finalement, ces ETs non interventionnistes et intouchables sont des visiteurs calmes, certes, mais bien encombrants pour toutes les oligarchies en place ! La neutralité de nos visiteurs qui n’ont a priori aucun parti pris idéologique donne donc à leurs critiques un poids énorme. Ne sembleraient-elles pas justifiées ?

En conclusion, ma conviction est donc que le devoir de tout destinataire conscient que ces documents font partie du patrimoine de l’humanité se doit de les diffuser. Quand bien même toute notre humanité serait informée clairement de la présence d’exo-civilisations sur notre sol, cela ne changerait RIEN à la situation actuelle. Il n’appartient qu’à nous de prendre en main notre destin. Ces exo-civilisations continueront leurs missions scientifiques, indépendamment de notre propre évolution, indépendamment de nos propre choix de société.

« La démocratie et les partis politiques » de Moiseï Ostrogorski, coll. L’Esprit de la cité edit. Fayard, Seuil.
« Les partis politiques » de Robert Michels, edit. Flammarion.