Débris radioactif du crash de Roswell

En juillet 2010, j’étais invité par Julie Shuster, la directrice du Roswell UFO Museum and Research Center. J’y ai fait une conférence pour présenter mes recherches.

Le musée Roswell détient un débris d’un engin qui se serait crashé dans le désert aux alentours de Roswell en 1947. Certaines personnes pensent que ces derniers seraient plutôt des morceaux de bijoux…

Mais ce n’est pas parce que c’est écrit dans un journal que c’est véridique… et ce n’est pas parce que quelqu’un dit « J’ai fait ceci » que l’on doit automatiquement le croire.
Alors où est la vérité?

Bien que je pense que ces débris ont une forte probabilité d’être d’origine terrestre, nous avons besoins d’avoir des preuves scientifiques. Pour ce genre de chose, nous ne pouvons pas faire confiance au témoignage humain, même provenant d’une personne honnête.

J’ai alors décidé de faire une petite étude sur ce sujet. En observant les analyses faites sur ce débris, j’ai remarqué qu’il n’y avait eu aucune analyse de radioactivité. J’avais alors mon compteur Geiger sur moi, et j’ai alors effectué certaines mesures.

J’ai d’abord mesuré la radioactivité pendant 15 minutes au milieu du Roswell UFO Museum and Research Center. J’avais une moyenne de 16,66 particules/minute

J’ai ensuite effectué une mesure pendant 15 minutes à 10 centimètres du débris. J’avais une moyenne de 18,05 particules par minute. Mon compteur Geiger donne juste un certain nombre de particules par minutes, pas directement une mesure de Becquerel ou Rem.

Je suis surpris par cette différence et cela serait intéressant que d’autres chercheurs procèdent aussi à des mesures.


Cependant, un moyen sûr et définitif de savoir si un objet est d’origine terrestre ou non, est d’analyser les isotopes.
L’analyse isotopique donne la signature de la matière. Chaque planète a sa propre « signature isotopique » pour la même matière. Donc, pour les débris, un moyen sûr et définitif de savoir s’ils sont terrestres ou non et de faire leur analyse isotopique et de les comparer à des matériaux similaires terrestres, et voila!

D. R. DENOCLA

voir aussi: Reportage au musée Roswell